mercredi 20 septembre 2017

QUELS ENSEIGNEMENTS TIRONS-NOUS DU MINISTERE D’ELYSEE ?


PREDICATION
du dimanche 03/09/2017

 Thème : QUELS ENSEIGNEMENTS TIRONS-NOUS DU MINISTERE D’ELYSEE ?

 
Textes : 2 Rois 2 versets 19-24 et Actes 13 versets 9-11
 

La Médiation d’une devancière :

 Il se dégage selon moi de ces deux textes les points suivants :

 -          Les miracles proclamant une punition suite au blasphème à l’égard de Dieu à travers le prophète qui le représentait et contre la doctrine de Jésus Christ ;
-          La confirmation de l’autorité spirituelle d’Elisée et de l’Apôtre Paul ;
-          Le don d’opérer des miracles par la puissance du St Esprit.

 
A)  Les miracles proclamant une punition ou un jugement de Dieu

1)    Jugement du mépris du prophète par les adolescents de Béthel

Les adolescents de Béthel sont des moqueurs et ils ont méprisé le prophète qui transporte la parole de l’Eternel et l’idée de l’ascension. Ce qui expose l’homme de Dieu à l’opprobre « Monte chauve, Monte chauve » en faisant allusion ironique au fait qu’Elie est monté au ciel avec un char de feu. La malédiction intervient et tombe sur eux : des ours les déchirèrent pour venger la vérité divine sur la personne de ses adversaires, pour venger le blasphème à l’égard de Dieu à travers le prophète qui le représentait.

 

La moralité de ce passage c’est que nous devons respecter les élus de Dieu, les autorités spirituelles placées devant nous car, ils sont les gardiens de nos âmes devant Dieu.

(Romains 13 versets 1-2 « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C’est pourquoi, celui qui résiste à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes »

Au final, le premier texte nous invite à revoir nos attitudes vis-à-vis des responsables de nos paroisses, sinon tout manquement à leur égard tombera sous le coup du jugement divin.
 
 
 2)    Le jugement du magicien Elymas parce qu’il empêchait les apôtres de propager l’évangile de Jésus Christ

 
Paul lui a dit « ne cesseras tu de pervertir les voies du Seigneur… homme de plein de fraude, fils du diable, ennemi de toute justice »

C’est pourquoi, Paul rempli du St Esprit a prononcé un jugement « Et maintenant, la main du Seigneur est sur toi et tu seras aveugle sans voir le soleil pour un temps ».

 A travers ce jugement, la puissance de Dieu qui habite en Paul a été révélée car il est écrit que celui qui vit en nous est plus grand que celui qui est dans le monde (1Jean 4 verset 4)

 Comme Elymas, de faux prophètes se sont introduits dans notre congrégation pour semer la confusion et empêcher les enfants de Dieu d’accomplir leurs missions alors que des dons spirituels leur ont été conférés à cet effet. 

Le 2ème texte est donc une invitation à la vigilance contre les fausses doctrines qui circulent notamment sur les réseaux sociaux pour ne pas tomber sous le coup de la condamnation suite à des erreurs. Alors méfions-nous.

 
B)  Les conséquences de ces jugements

 
Dans les deux textes les jugements prononcés par Elisée et St Paul ont convaincu que la puissance de Dieu les habite.

 1)    Confirmation de l’autorité spirituelle d’Elisée et de St Paul

 Contrairement à Elie qui a été persécuté et poursuivi en raison de ses jugements, le prophète Elisée a été  respecté  et la destinée des rois ou princes semble suspendue à sa Parole  et à la puissance de Dieu dont il a été revêtu.

De même, l’autorité apostolique de St Paul a été confirmée par le miracle qu’il a accompli. Il a convaincu les personnes présentes que Barnabas et lui étaient des hommes de Dieu et que la parole qu’il annonçait était la doctrine du Seigneur.

 2)    La conversion

 Sous le règne du prophète Elisée, beaucoup ont cru en Dieu. La parole apportée par Elisée a permis de sauver trois rois alors qu’ils étaient sur le point d’être détruits ainsi que leurs armées.

Le miracle opéré par St Paul a convaincu le Proconsul au point où il a ouvert son cœur pour accepter la Parole de vie et s’est converti.

Soyons donc à travers nos actes des moyens de conversion pour Christ.
 

C) Le don d’opérer des miracles

Il fait partie des dons définit par St Paul dans 1 Corinthiens 12. Les miracles sont des actes de puissance, de prodiges et de signes. Ce sont des interventions surnaturelles de Dieu qui apportent la révélation de sa puissance, de sa présence et de sa gloire.

Mais le but des miracles c’est de convaincre, c’est de glorifier Dieu et le Seigneur Jésus Christ, de convaincre ceux qui en sont témoins pour les amener à croire. Ils attestent, la grandeur, la bonté et la puissance de Dieu et confirment la parole qu’il envoie par ses messagers. Les miracles ont dès lors un but spirituel.

Qu’en est-il de nous aujourd’hui ?

Les miracles font partie de la mission assignée par Jésus-Christ à ses disciples d’annoncer la bonne nouvelle car ils confirment la Parole du Seigneur. (Mathieu 10 versets 7-8). Ils attestent la mission de ceux qui viennent au nom du Seigneur.

 Le Seigneur  Jésus a dit que « Celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais et il en fera de plus grandes … » Jean 14 verset 12

 Si le Saint Esprit nous a été donné c’est pour accomplir des actes tels que ceux que Jésus a fait si nous avons la foi, si nous croyons en lui.

 Si nous nous considérons comme étant de Dieu, sa puissance agira en nous et nous devrons accomplir aussi des actes miraculeux. Nous devons entrer par la foi dans cette partie du royaume de Dieu exprimée par St Paul « Car le royaume de dieu ne consiste pas en paroles mais en puissance » 1 Corinthiens 4 verset 20.

Si nous sommes sincères et demeurons dans la foi, le Seigneur accompagnera nos missions par des signes qui témoigneront des dons spirituels qui habitent en nous.

Conclusion : voilà donc les idées que m’inspire la prédication de ce jour. Que le Seigneur affermisse notre foi, afin que la puissance de son Esprit Saint se manifeste à travers nous.

 
Par une Maman de la Paroisse-mère
Aubervilliers – France

 

Notes : N’hésitez pas à faire vos commentaires ou observations.

mardi 29 août 2017

LES EPREUVES : DES MOYENS D’EDUCATION DU CROYANT PAR DIEU

PREDICATION :
 
Thème : LES EPREUVES : DES MOYENS D’EDUCATION DU CROYANT PAR DIEU

 
Textes : Genèse 48 : 11-16 / Jean 5 : 7-11

Introduction

 
La fidélité de Dieu ne garantit pas au croyant une vie libre de toute souffrance, de toute douleur, de toute épreuve et de tout problème.

Paul désirait par exemple prêcher l’Evangile à Rome et c’était également la volonté de Dieu qu’il le fasse. Cependant c’est dans les chaînes et après bien de contretemps, des tempêtes, un naufrage et de nombreuses épreuves que Paul arriva dans la capitale de l’empire romain (Actes 28 versets 11-16).

Bien que Paul soit resté fidèle, Dieu ne lui a pas tracé un chemin facile et exempt de tout problème. De même si nous sommes dans la volonté de Dieu et que nous lui sommes fidèles, cela n’empêchera pas forcément qu’il nous fasse emprunter des sentiers difficiles et permette que nous rencontrions des obstacles.
 
 En fait Jésus a enseigné que nous devions nous attendre à de telles tragédies (Jean 16 versets 1-4) et verset 33).

Cependant nous pouvons nous rappeler que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8 verset 28) comme St Paul le dit si bien. 

Dieu a promis que les épreuves et les persécutions concourent au bien de ceux qui l’aiment et obéissent à ses commandements. 

Joseph a vécu ses épreuves et Dieu l’a glorifié après (Genèse 50 verset 20) puisque c’est de lui qu’on nous parle dans le 1er  texte et de ses fils à qui son père Jacob inclut dans sa prière de bénédiction divine en se rappelant que l’Eternel a été son berger tout au long de sa vie. 

Dans un premier temps, nous allons brosse les deux lectures du jour et puis nous parlerons des épreuves que Dieu utilise pour nous éduquer comme le souligne le thème de la semaine.

 

I – A propos des deux lectures : GENESE 48  versets 15-16 et Jean 5 versets 7-11

 
1-1   : Genèse 48 versets 15-16

Combien sont touchantes les paroles prononcées par Jacob lorsqu’il bénit Joseph à travers ses deux fils Ephraïm et Manassé. « Que le Dieu devant la face duquel ont marché mes pères Abraham et Isaac , le Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu’à ce jour, l’ange qui m’a délivré de tout mal, bénisse ces jeunes hommes ».

Jetant un regard en arrière, au terme d’une vie de 147 ans, Jacob a pleinement conscience de ne pas avoir toujours marché devant Dieu, ce qui n’est pas le cas de ses pères. Malgré leur défaillance, leur marche dans leur son ensemble a respecté la volonté divine.

Mais bien qu’il soit amené à porter un tel jugement sur sa vie, Jacob peut rendre témoignage à la sollicitude de celui qui ne l’a jamais abandonné.  « Le Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu’à ce jour ».

De quels soins a-t-il été l’objet tout au long de sa vie?  Il a éprouvé lui aussi ce que David exprimera plus tard dans le psaume 23 : verset 4 en disant « ta houlette et ton bâton me rassurent ».

 Il a même ajouté que « l’ange qui m’a délivré de tout mal », ce qui traduit la puissance et la délivrance de Dieu.

Arrivés à une certaine étape du chemin de notre vie, nous devons nous aussi jeter un regard en arrière  pour savoir si nous avons marché devant la face de Dieu. Cette question qui peut nous amener à baisser la tête, nous invite dès lors à une vraie et profonde réflexion.

Elle nous fait donc toucher du doigt notre extrême faiblesse et mesurer le déclin au regard de la marche et du témoignage de nos devanciers. Sans doute, ils n’ont pas été exempts de défaillance en tant qu’humains mais ils ont été caractérisés par la piété, la crainte de Dieu, la simplicité dans la foi, l’obéissance à la Parole de Dieu.

Nous pouvons parler du Dieu devant qui ont marché nos pères mais chacun de nous peut il ajouter « le Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu’à ce jour, l’ange qui m’a délivré de tout mal »

Au travers des difficultés du chemin, en présence de dangers et face aux pièges de l’ennemi, combien nous étions heureux de constater la fidélité de notre divin Berger, la puissance de celui qui nous a secourus et délivrés ? Que serait il advenu de nous si nous avions bénéficié de telles ressources à notre disposition ? Ces ressources demeurent sur le chemin qui est devant nous.


1-2    : Jean 5 versets 7-11

Après 38 ans de maladie cet homme a fini par s’habituer son handicap. Personne ne l’a jamais aidé, il n’a aucun espoir de guérison et s’est résigné à son sort. Sa situation semble désespérée.

Mais quel que soit le handicap dont nous souffrons, Dieu peut répondre à nos besoins et combler nos attentes les plus profondes. Ne perdons donc jamais courage à cause de ce que nous vivons comme épreuve.

En dépit de notre situation et même à cause d’elle, Dieu peut avoir une mission particulière à nous confier. Nombreux sont ceux qui ont pu venir en aide aux autres parce qu’ils avaient surmonté leurs propres souffrances.

Dieu a un plan merveilleux pour chacun de ses enfants (Jérémie 29 versets 11-13). Mais il permet :

-          que se plan se réalise sans problème ;

-          qu’il y ait parfois des épreuves à surmonter.
 

 II : Les épreuves : des moyens d’éducation du croyant par Dieu

On dit facilement lorsque tout va mal que c’est satan qui nous met les bâtons dans les roues pour nous empêcher d’avancer en tant que chrétiens. Mais même si satan n’apprécie pas que nous nous approchions de Dieu et met tout en œuvre pour nous décourager et nous éloigner de lui, il ne faut pas oublier que notre Seigneur est le créateur de toutes choses.
 
Esaïe 45 verset 7 nous dit que Dieu est le créateur de la lumière mais aussi des ténèbres, il crée la prospérité mais aussi l’adversité.

La vie du croyant n’est pas une promenade tranquille. Dieu ne nous a jamais promis une vie exempte de difficultés, ni d’épreuves. 

2-1 : L’épreuve comment se manifeste t-elle ?

Lorsque survient l’épreuve, sous quelle forme se présente-t-elle ?

Dans ce contexte, nous cherchons souvent l’origine de l’épreuve et son auteur.

▪ Qu’est-ce qu’une épreuve ? 

Différents termes peuvent désigner l’épreuve à travers : une peine, une souffrance, une maladie, un malheur, une tribulation et une détresse.

En français, le verbe éprouver  signifie tester, tenter, passer au contrôle etc.

Comme nous pouvons le constater, l’épreuve est toujours un moment de vérité, éprouvant la résistance des personnes ou des choses. Comme on dit dans le monde : ça passe ou ça casse.

 ▪ L’apôtre Paul cite l’épreuve du tribunal du Christ qui jugera la qualité ou la valeur de nos œuvres en ces termes : « l’œuvre de chacun sera manifestée, car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun ». (1 Corinthiens 3 versets 13-15)

Pour un enfant de Dieu, l’épreuve est un moment de vérité. L’épreuve le confronte à la réalité, à la qualité et à la fermeté de ses engagements, en conséquence, sa foi, son amour pour Dieu, sa persévérance, sa patience et sa fidélité sont testés.

 
2-2 ) Les diverses et nombreuses origines des épreuves

 a)     Dieu suscite parfois l’épreuve ou la permet.

 Abraham a vécu cette situation (Genèse 22 verset 1). Ici nous constatons que c’est Dieu lui-même qui a éprouvé Abraham afin de mettre en évidence une foi basée sur l’obéissance, l’attachement, la crainte de Dieu et une grande confiance.

A plusieurs reprises, dans différentes circonstances, Dieu a mis son peuple, Israël à l’épreuve  en le plaçant devant des défis pour tester sa fidélité, sa foi, son obéissance et sa persévérance.

▪ L’épreuve de l’obéissance : Exode 15 verset 25 ; Exode 16 versets 4-5 et Exode 16 versets 27-28.

 ▪ L’épreuve de la confrontation à la grandeur, la gloire et la sainteté de l’Eternel en rapport avec l’appel à la sanctification de son peuple : Exode 20 versets 18-20.
 
▪ L’épreuve de la séduction en rapport avec le discernement des faux prophètes (Deutéronome 13 versets 1-4)

b)     Les épreuves suscitées par les adversaires de la foi

 Jésus a prévenu ses disciples dans Jean 16 verset 33 à savoir que nous allons connaître des tribulations. Paul enseigne en ce sens dans 2 Thimothé3 verset 12.

Ces genres d’épreuves sont des sujets de joies, ce sont des souffrances endurées à cause du Seigneur.  (1 Pierre 4 verset 13 ; 1 Pierre 1 verset 6 et Jacques 1 verset 2).

c)     Les assauts de notre adversaire le diable : 1 Pierre 5 versets 8-11

Le combat spirituel est le lot de tous ceux qui placent leur confiance en Dieu, c’est le combat de la foi, de la prière, de la propagation de l’évangile. Il se mène contre les forces occultes et avec des armes spirituelles. (Ephésiens 6 versets 11-18 et 2 Corinthiens 10 verset 4).

d)     Les difficultés, les souffrances et les malheurs de la vie

 
▪ Il y a des épreuves extrêmement pénibles et qui échappent parfois à notre compréhension  sur le moment : la maladie, les infirmités, les problèmes familiaux, la mort d’un être cher, le chômage etc.

▪ L’épreuve qui touche à notre intégrité physique : les maladies,  et les infirmités surtout lorsque les prières de guérison ne portent pas vite leurs fruits. Cela est encore pénible lorsqu’un être cher est concerné par cette maladie ou infirmité.

▪ L’épreuve humiliante pour le chrétien qui fait l’objet de railleries et de jugements de la part de son entourage, celle subie par Job. Son histoire est celle du juste éprouvé. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait en raison de sa relation avec Dieu et sa fidélité qui devait lui épargner cette souffrance. De plus, il était accusé par ses amis et il lui semblait que Dieu s’est détourné de lui. A la fin il a été éclairé par Dieu puis délivré. (Job 42 versets 10-17).

 
2-3) Le but de l’épreuve

Les épreuves quelques soient leurs origines ou leurs formes sont utiles si nous savons nous rapprocher du Seigneur et nous tenir à l’écoute de son conseil car elles servent à:


a)     nous garder humbles (Deutéronome 8 verset 2 et verset 16). Le texte le plus éprouvant de la bible est 2 Corinthiens 12 verset 7.

b)     nous amener à chercher le Seigneur (Psaume 27 versets 7-9 et Jacques 5 verset 13 ;

 
c)     produire en nous la patience de façon à parvenir à une plus grande maturité spirituelle. (Jacques 1 versets 2-4). Il faut que notre patience se reflète à travers notre conduite et s’accompagne d’actes parfaits. Ainsi nous serons remplis de force pour atteindre le but fixé. Alors nous serons irréprochables et il ne nous manquera rien.

d)     fortifier notre foi (1 Pierre 1 versets 7-9)

 
e)     nous examiner et à nous sanctifier. (Psaume 32, Psaume 38 et Jacques 4 versets 7-10). Lorsqu’une épreuve est une correction divine car cela arrive aussi, alors relisons ce que les écritures disent en ce sens. (Hébreux 12 versets 5-11).
 

f)      glorifier Dieu. Ne perdons donc pas confiance mais efforçons nous de nous projeter sur la fin de l’épreuve, sur la délivrance qu’accorde l’Eternel. (Lamentations de Jérémie 3 verset 18).

 
2-4) Quelles sont les réponses de Dieu aux supplications des croyants éprouvés ?

 a)     C’est un oui : Dieu répond positivement lorsque l’épreuve est conforme à sa volonté.
 
b)     C’est un non : Dieu répond par la négative tout en donnant l’encouragement nécessaire pour supporter l’épreuve, parce qu’il réserve de meilleures choses pour nous.

 c)     Plus tard : Dieu nous laisse attendre parce qu’il veut que nous comprenions que sans lui nous ne pouvons rien, que nous devons mettre toute notre confiance en lui, que ce n’est pas volonté, qu’il est plus avantageux de nous soumettre à lui, qu’il a d’autres choses plus importantes à nous faire découvrir avant de résoudre notre problème ou mettre un terme à l’épreuve que nous subissons. Il va utiliser cette épreuve pour sa gloire aux yeux de notre entourage et des autres.
 

Conclusion

 ▪ Notre attitude dans l’épreuve doit être : la confiance en Dieu, la prière, la foi, la patience, l’humilité, la soumission à sa volonté dans l’attente de la délivrance.
 
▪ Appuyons nous sur la fin que notre Seigneur accorde à ceux qui se confient à lui. (Jacques 5 verset 11 et 2 Pierre 2 verset 9). 

▪ Souvenons-nous et proclamons que Dieu délivre toujours de l’épreuve (Psaume 34 verset 19 et 1 Pierre 5 versets 6-11)

 
par le Vénérable Suprême Evangéliste David ABIASSI
Paroisse-Mère – France - 06 Août 2017
 

samedi 26 août 2017

Prédication : LA VIE DE JOSEPH

GUIDE DE PREDICATION
DIMANCHE 27 AOUT 2017
 Thème : LA VIE DE JOSEPH
 Textes : Genèse 50 :15-21 ; Colossiens 3 : 12- 14

I - INTRODUCTION

II – DEVELOPPEMENT

A-   Comprenons le thème

Vie : Existence humaine considérée dans sa durée.
Joseph : signifie : « Que Dieu m’ajoute un autre fils ». Onzième fils de Jacob, premier né de Rachel.
Figure : image, visage, modèle,
Par ce thème comprenons ceci : Quelles leçons tirer de l’existence de Joseph ?

 
B - Observation des textes

Genèse 50 : 15-21 : Inquiets, les fils de Jacob se demandèrent, après la mort de leur père, s’ils ne seraient pas l’objet des représailles de leur frère Joseph.
Ils firent porter à Joseph l’ordre donné par leur père avant de mourir : «  Pardonne le crime de tes frères et leur péché. »  Ses frères viennent solliciter sa clémence et il les rassure en les consolant.

Colossiens 3 :12-14. Paul, dans ce texte, dit aux Colossiens de se revêtir de sentiments de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Il les exhorte à se supporter les uns les autres et à se pardonner réciproquement en imitant Christ qui a pardonné. Il les invite, par-dessus toutes ces choses à revêtir de l’amour qui est le lien de la perfection.
 

C – Interprétation

Genèse 50 : 15-21, Les frères de Joseph craignent pour leur vie. Maintenant que leur père est mort, ils se demandent ce que leur frère, devenu très puissant en Egypte, ferait de leur vie pour assouvir sa vengeance pour leur crime. Mais leur appel au pardon joint à l’ordre de compassion ont fait dire à Joseph Genèse 50 : 15-21 .

En effet, Joseph a été l’objet d’une affection toute particulière de leur père Jacob, ce qui lui attira la haine de ses frères (Genèse 37 : 3 -4), ainsi que Jésus était le Fils bien-aimé de Dieu (Mathieu 3 :16-17 ; Mathieu 17 :5). Ses songes ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ses frères conçurent le projet de le tuer, mais en fin de compte il fut vendu et conduit en Egypte. Le crime est consommé puisque l’intention vaut l’acte (Genèse 37 : 18-23 ; 26-28). Jésus- Christ fut de même vendu par Judas pour trente pièces d’argent (Mathieu 26 :15), le salaire du crime.

En Egypte, Joseph subit le test de plusieurs épreuves dont il sort vainqueur. Tout ceci le conduit à la gloire (Genèse 41 : 38-44). Après la passion, Jésus connaît le Gloire. Il ressuscite des morts (Mathieu 28 :5-7) et retourna dans la Gloire du Père (Actes 1 : 10-11, Psaumes 24 : 7-10).

Sur la croix, Jésus-Christ accorde son pardon à ceux qui l’ont méprisé, abandonné, frappé, humilié, crucifié en ces mots : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23 : 33-34).

Joseph, tenant compte de l’ordre de leur père et de l’appel à la clémence de ses frères, accorde le pardon à ses frères, mais avant, il s’en explique (Genèse 50 :19-20). Après quoi, il rassure (Genèse 50 :21).

A n’en point douter, Joseph est donc un type de Jésus-Christ. La crainte de Dieu, la foi et la confiance en Dieu, la patience, l’espérance étaient aux avant-postes de chaque étape de sa vie. Il avait la parole de Dieu inscrite dans son cœur (Proverbes 25 :21-22 ; Romains12 :19-21).

Bel enseignement à retenir et surtout à mettre en pratique.

Paul, dans le second texte, abonde dans ce sens, en énumérant aux saints de Colosses quelques caractéristiques de la vie abondante en Christ :

-       Se revêtir de sentiments de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience ;

-       Se supporter les uns les autres ;

-       Se pardonner réciproquement comme Christ a pardonné ;

-       Par-dessus tout cela, se revêtir de l’amour qui est le lien de la perfection. Oui, l’amour, le vrai (1Corinthiens 13 : 4-7 ; Jean 13 : 34-35 ; 2Jean5 ; 1Jean4 : 20-21).


 D – Application

-       Accepter les épreuves et les traiter, tout en ayant foi et confiance, en se plongeant dans la parole de Dieu et en s’adonnant à la prière, conduit à la gloire. L’humilité précède la gloire (Proverbes 15 :33).

-       Sachons que «  tout concoure au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8 :28)

-       Quand nous récitons la prière du Seigneur que nous appelons l’oraison dominicale, faisons très attention à être sincères dans ce que nous disons, à savoir : « Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ».

-       Le faisons-nous vraiment ? Combien de fois l’avons-nous fait dans notre vie quand on entend dire : « Je pardonne mais je n’oublierai jamais ».

-       Lisons et méditons Mathieu 6 : 14-15.
 

III – CONCLUSION
 
 
D’après guide du Prédicateur 2017. / Saint Siège Porto-Novo

« Ce guide du prédicateur n’est pas la Bible et ne saurait la remplacer. Il n’est pas non plus une panacée. Il ne fait que suggérer, orienter, guider et parfois, ouvrir des pistes de recherches afin d’aider le prédicateur à ne pas s’éloigner du thème et des textes choisis pour en éclairer le sens.. »

« Le prédicateur éduque et enseigne au cours des différents cultes de la semaine, non pas ce qu’il veut, mais ce que le thème et les textes lui imposent d’enseigner. Il faut qu’il veille sur sa conduite afin d’être un exemple, une référence pour ceux qui l’écoutent.. »
 

Pour compléter lisez :
 
-       « Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ;

mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses. » Mathieu 6 : 14 – 15

-       « Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ?

Et nous avons de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

» 2Jean 4 :20-21

-       « L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est point envieux ; l’amour ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil,

Il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son intérêt, il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal,

il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité ;

il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. » 1Corinthiens 13 : 4-7.